La mise en œuvre d'une solution d'IAM dans une organisation permet de contrôler et d’automatiser l’attribution, la modification et la suppression des droits d’accès aux systèmes et applications. Il assure que chaque collaborateur dispose uniquement des accès nécessaires, en appliquant le principe du moindre privilège et en renforçant l’authentification des utilisateurs. Ces mécanismes permettent de réduire les risques liés aux erreurs humaines, aux menaces internes et aux attaques externes, tout en garantissant la traçabilité et la conformité aux exigences réglementaires.
Je vous propose d'explorer le rôle de l’IAM, ses enjeux et son impact sur la transformation numérique et la cybersécurité des entreprises. Nous verrons comment une gestion efficace des identités et des accès contribue à sécuriser l’infrastructure informatique, à optimiser l’expérience utilisateur et à renforcer la protection des données sensibles.
La cybersécurité des entreprises repose sur quatre piliers définis par l’ANSSI : la gouvernance, la protection, la défense et la résilience. Parmi eux, la gestion des identités et des accès (IAM - Identity and Access Management) joue un rôle central.
👉 Définition rapide de l'IAM
L’IAM (Identity and Access Management), ou Gestion des Identités et des Accès (GIA) en français, garantie que seules les bonnes personnes accèdent aux bonnes ressources, au bon moment et pour la bonne durée.
L’IAM repose sur un contrôle d’accès strict permettant de limiter les accès non autorisés et de garantir une traçabilité optimale. Il englobe différents processus de gestion des identités et des accès pour sécuriser les réseaux et les ressources numériques d’une entreprise.
Elle regroupe l’ensemble des processus permettant au département IT de gérer et sécuriser les habilitations des utilisateurs (collaborateurs, prestataires, intérimaires…).
What is Identity and Access Management?
IAM : une gestion centralisée des identités et des accès
L'IAM repose sur un contrôle d’accès strict permettant de limiter les accès non autorisés et de garantir une traçabilité optimale.
Elle repose sur trois piliers fondamentaux :
- Identification : chaque utilisateur dispose d’une identité unique (employé, prestataire, partenaire).
- Authentification : vérification de l’identité via des méthodes comme l’authentification multifacteur (MFA) ou la biométrie.
- Autorisation : attribution et contrôle des accès selon le rôle, les droits et les besoins métier.
L’IAM ne se limite pas à l’attribution des accès. Il assure leur suivi et leur audit en temps réel, garantissant la traçabilité et le respect des réglementations.
Pourquoi l’IAM est devenu incontournable ?
Il y a dix ans, gérer les identités en entreprise était simple : création de compte sur l'Active Directory de Microsoft, boîte mail, configuration du poste. Aujourd’hui, avec le travail hybride et la multiplication des applications cloud, cette gestion est devenue un casse-tête.
Un employé utilise en moyenne une trentaine d’applications, réparties entre serveurs internes, cloud et SaaS. Cette dispersion augmente le risque de cyberattaques, où l’usurpation d’identité est devenue un point d’entrée majeur pour les hackers. La question n’est plus si une entreprise sera ciblée, mais quand.
En parallèle, les réglementations (RGPD, NIS2, DORA) exigent un contrôle strict des accès et des audits rigoureux. Sans IAM, assurer cette conformité est un défi. L’absence d’une solution efficace expose les entreprises à des accès non autorisés, augmentant ainsi les risques de violations de données et de cyberattaques.
IAM : plus qu’un accès, un cycle de vie des identités
L’IAM ne se limite pas à attribuer des droits d'accès, il accompagne l’utilisateur tout au long de son parcours en entreprise, de son arrivée à son départ.
Dès l’embauche, un système IAM bien configuré automatise l’onboarding : enregistrement dans le système RH, création de compte, attribution des accès adaptés, sans intervention manuelle fastidieuse. Sans IAM, ces tâches reposent sur des échanges entre managers, RH et IT, sources d’oublis, de frustration et de délais.
L’évolution d’un employé entraîne aussi des changements d’accès. Lors d’une promotion ou d’un changement de service, il doit obtenir de nouveaux droits mais surtout perdre ceux devenus inutiles. Dans la majorité des entreprises, ces suppressions ne sont pas systématiques, et des ex-employés conservent parfois des droits sensibles sur des outils qu’ils ne devraient plus utiliser. L’IAM permet de réajuster dynamiquement les permissions en fonction des évolutions professionnelles, évitant ainsi l’accumulation de droits inutiles.
Au départ d’un collaborateur, ses accès doivent être immédiatement révoqués. Or, cette étape est souvent négligée, laissant des comptes inactifs exploitables par des attaquants. L’IAM supprime automatiquement les accès dès la validation du départ.
Enfin, pour une gouvernance efficace, des audits réguliers sont essentiels. Les systèmes d'IAM analysent en temps réel les accès, détectent les anomalies et automatisent leur correction, réduisant ainsi les erreurs et les menaces.
IAM VS gestion manuelle des accès : un changement de paradigme
Longtemps, la gestion des identités a reposé sur des processus manuels et informels : création de comptes à la demande, attribution d’accès selon les demandes des managers, révocation souvent oubliée au départ d’un employé.
👉 Résultat : des comptes actifs pendant des mois, voire des années, exposant l’entreprise à des risques majeurs.
Avec la multiplication des applications et du télétravail, la gestion manuelle est devenue inefficace, entraînant erreurs, accès résiduels et failles de sécurité.
Aujourd'hui, cette approche est inadaptée, c'est pour ça que l’IAM automatise et centralise cette gestion. Les droits sont attribués selon le rôle, ajustés dynamiquement et supprimés dès qu’ils ne sont plus nécessaires. Les comptes inactifs sont détectés et fermés automatiquement, réduisant les failles de sécurité.
Au-delà d’un gain d’efficacité, l’IAM est devenu un enjeu stratégique de cybersécurité. En remplaçant la gestion manuelle par un contrôle automatisé, les entreprises renforcent leur sécurité, gagnent en agilité et assurent leur conformité. De plus, l'automatisation donne la possibilité aux équipes IT de travailler sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Gouvernance des identités : l’IAM comme pilier de la sécurité
L’Identity and Access Management ne se limite pas à une simple organisation des comptes et des accès. Il est l’un des piliers fondamentaux de la sécurité informatique, garantissant que chaque utilisateur dispose uniquement des permissions qui lui sont strictement nécessaires. En structurant la gestion des identités et des accès, l’IAM réduit la surface d’attaque, limite les risques d’usurpation d’identité et assure une traçabilité complète des actions réalisées sur les systèmes d’information.
Dans un contexte où les cyberattaques sont en forte augmentation et où les réglementations se durcissent, les entreprises ne peuvent plus se permettre une gestion approximative des identités. Elles doivent s’appuyer sur des principes de sécurité éprouvés, dont le modèle AAA, l’approche Zero Trust, la gestion des comptes à privilèges (PAM) et la mise en conformité avec les exigences réglementaires.
IAM & sécurité informatique : le triptyque AAA
La sécurité des accès repose sur trois piliers : Authentification, Autorisation, Audit. Ce modèle garantit que chaque interaction avec les systèmes d’information est sécurisée et justifiée et assure un haut niveau de sécurité grâce à des authentifications fortes.
- Authentification : vérifier l’identité de l’utilisateur
L’authentification garantit que seul l’utilisateur légitime accède aux ressources. Les mots de passe seuls étant vulnérables, l’authentification forte impose plusieurs facteurs de validation (MFA, SSO Single Sign On, biométrie, clé physique). Cette approche bloque une grande partie des cyberattaques. - Autorisation : contrôler les accès
Une fois authentifié, un utilisateur ne doit accéder qu’aux ressources nécessaires à son rôle. L’autorisation repose sur des règles strictes :- Moindre privilège : accès limités au strict nécessaire.
- Séparation des tâches : double validation pour certaines actions sensibles.
- Autorisation dynamique : prise en compte du contexte (appareil, localisation).
- Audit & traçabilité : surveiller et anticiper
Chaque accès est journalisé pour détecter d’éventuelles anomalies. Un suivi en temps réel permet de repérer les comportements suspects et de limiter les risques avant qu’ils ne deviennent critiques.
IAM & zero trust : un contrôle continu des accès
Les approches traditionnelles accordaient un accès global une fois l’utilisateur authentifié sur le réseau. Avec l’essor du cloud, du télétravail et des accès distants, cette méthode est devenue obsolète.
Le Zero Trust repose sur un principe simple : "Ne jamais faire confiance, toujours vérifier". Chaque demande d’accès est évaluée en fonction du contexte et du niveau de risque, indépendamment de l’endroit où se trouve l’utilisateur.
Un IAM aligné avec Zero Trust applique :
✅ Une gestion des accès conditionnelle basée sur l’identité, l’appareil et la localisation.
✅ Une authentification systématique, y compris pour les utilisateurs internes.
✅ Une détection des menaces qui bloque automatiquement les comportements suspects.
Grâce à cette approche, l’IAM réduit considérablement les risques d’accès non autorisé et de compromission des identités.
Gestion des accès à privilèges (PAM) et lutte contre le shadow IT
Tous les comptes ne se valent pas. Les comptes administrateurs et les accès à privilèges sont des cibles de choix pour les attaquants, car ils permettent d’accéder à des informations critiques ou de modifier des configurations sensibles.
Un IAM robuste inclut une gestion spécifique des comptes à privilèges (Privileged Access Management - PAM), qui impose :
- Des accès limités dans le temps, avec des droits élevés octroyés uniquement pour une durée précise.
- Un monitoring des sessions, enregistrant chaque action réalisée par un administrateur sur les systèmes sensibles.
- Une validation des accès via un principe de double approbation, notamment pour les opérations critiques.
En parallèle, l’IAM joue un rôle clé dans la lutte contre le shadow IT, en cartographiant et sécurisant l’utilisation d’outils non approuvés par la DSI.
Conformité et IAM : un enjeu réglementaire
L’IAM est également un élément central pour assurer la conformité aux réglementations. Des cadres législatifs comme le RGPD, NIS2, DORA, SOX ou ISO 27001 imposent aux entreprises une gestion rigoureuse des accès et une traçabilité accrue des actions réalisées sur leurs systèmes.
Pour répondre à ces exigences, les entreprises doivent :
- Mettre en place une politique de contrôle des accès stricte, garantissant que seules les personnes autorisées accèdent aux données sensibles.
- Automatiser la réconciliation des identités, pour éviter les comptes fantômes et assurer une correspondance entre les comptes IT et les employés réels.
- Assurer un suivi continu des accès, avec des audits réguliers et une revue périodique des permissions accordées.
En intégrant ces exigences dans leurs guidlines IAM, les entreprises renforcent leur sécurité et leur conformité tout en limitant les risques de sanctions financières.
Venez assister à notre prochain webinaire, nous vous présenterons les enjeux de l'IAM, les problématiques de la gestion manuelle des comptes utilisateurs.
Nous verrons ensemble comment Youzer peut vous aider à les automatiser.
L’IAM dans votre entreprise : une nécessité
Gérer les identités et les accès dans une organisation moderne est un défi de taille. Sans solution dédiée, les entreprises accumulent des comptes, des identifiants et des permissions sans réelle supervision, créant un environnement propice aux erreurs humaines et aux failles de sécurité. Le service informatique se retrouve alors submergé par des tâches de gestion manuelle des accès, augmentant les délais et les risques d’erreurs. Pourtant, nombre d’entre elles continuent d’adopter une gestion artisanale des accès, avec des processus manuels lents et inefficaces.
Face à cette complexité croissante, l’Identity and Access Management (IAM) s’impose comme un levier stratégique, permettant non seulement de renforcer la sécurité, mais aussi d’améliorer l’efficacité opérationnelle.
Les défis rencontrés sans IAM
Dans une entreprise dépourvue d'outil IAM, la gestion des identités repose souvent sur des processus manuels fragmentés, impliquant plusieurs acteurs : managers, service RH, DSI... Ce mode de fonctionnement, en plus d’être chronophage, multiplie les risques d’erreurs et d’incohérences.
L’un des premiers problèmes est la multiplication des comptes et des identifiants. Avec l’essor des outils cloud et des logiciels SaaS, un employé peut disposer de dizaines d’identifiants, chacun géré indépendamment. Lorsque ces accès ne sont pas centralisés, il devient difficile de suivre qui possède quoi, augmentant ainsi le risque de comptes orphelins ou d’accès résiduels après un départ.
Ce manque de visibilité entraîne un problème majeur de sécurité : certains collaborateurs conservent des droits d’accès bien au-delà de leurs besoins. Il n’est pas rare qu’un employé qui a changé de service ait toujours accès à ses anciennes applications, ce qui peut poser un risque de fuite de données. Pire encore, lorsqu’un prestataire ou un sous-traitant termine sa mission, ses accès ne sont pas toujours révoqués immédiatement, laissant une porte d’entrée exploitable par un attaquant.
À cela s’ajoute une inertie administrative. La création de comptes et l’attribution des accès sont souvent lentes, nécessitant des validations multiples et des échanges interminables entre services. Un nouvel arrivant peut attendre plusieurs jours avant d’obtenir l’ensemble des accès nécessaires à son poste, ce qui nuit à sa productivité et crée de la frustration.
Enfin, l’absence d’IAM expose l’entreprise aux erreurs humaines et aux attaques ciblées. Un accès accordé par erreur, un compte oublié, une mauvaise gestion des permissions... Ces failles sont les principales portes d’entrée des cyberattaques, notamment via le phishing ou l’exploitation des comptes inactifs.
Dans ce contexte, s’appuyer sur une solution IAM n’est plus un luxe, mais une nécessité.
Les avantages d’une solution IAM bien déployée
L’implémentation d’une solution IAM permet de structurer et d’automatiser l’ensemble du cycle de vie des identités, du premier jour d’un collaborateur jusqu’à son départ.
L’un des premiers bénéfices est l’automatisation des flux d’accès. Plutôt que de traiter chaque demande manuellement, un IAM permet de définir des règles précises : lorsqu’un employé intègre un service, ses accès sont automatiquement accordés en fonction de son rôle. Ces processus, appelés workflows de validation, peuvent inclure des approbations automatiques ou des délégations aux managers, évitant ainsi les allers-retours incessants entre les équipes.
L’expérience des employés est également grandement améliorée. Un nouvel arrivant bénéficie immédiatement des outils dont il a besoin, sans avoir à attendre plusieurs jours. De même, un IAM bien conçu propose un portail en libre-service, où chaque utilisateur peut facilement demander un accès supplémentaire ou signaler un problème, réduisant ainsi la charge de travail du service IT.
Sur le plan de la sécurité, l’IAM permet une gestion fine des droits d’accès. Chaque utilisateur se voit attribuer uniquement les permissions nécessaires à son poste, selon le principe du moindre privilège. Lorsqu’il change de fonction ou quitte l’entreprise, ses accès sont ajustés ou supprimés automatiquement, évitant ainsi les accès résiduels. De plus, grâce aux mécanismes d'analyse en temps réel, il est possible d’identifier toute activité suspecte et d’intervenir rapidement en cas de comportement anormal.
Enfin, l’IAM joue un rôle clé dans la conformité réglementaire. Avec des normes de plus en plus strictes (RGPD, NIS2, DORA...), les entreprises doivent être en mesure de prouver qui a accès à quelles données et pourquoi. Les solutions IAM facilitent cette traçabilité et simplifient les audits, évitant ainsi de potentielles sanctions.
L’impact est donc double : une sécurité renforcée, combinée à une gestion des identités plus fluide et plus efficace.
Cas d’usage concrets
L’adoption d’un IAM transforme profondément la gestion quotidienne des identités en entreprise. Voici quelques exemples concrets où son apport est particulièrement visible.
1. Simplification de l’onboarding et de l’offboarding
Dans une entreprise classique, l’intégration d’un nouvel employé suit un processus manuel fastidieux : son manager envoie une demande d’accès au service IT, qui crée les comptes et les configure application par application. Ce processus peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
Avec un IAM, l’onboarding devient quasi-instantané. Dès que le collaborateur est enregistré dans le SIRH, son profil est synchronisé avec l’IAM, qui lui attribue automatiquement tous les accès nécessaires à son rôle. Résultat : il peut être opérationnel dès son premier jour.
L’offboarding est tout aussi critique. Lorsqu’un employé quitte l’entreprise, ses accès doivent être immédiatement révoqués pour éviter tout risque de sécurité. Avec un IAM, cette suppression est automatisée et complète, garantissant qu’aucun compte résiduel ne reste actif après son départ.
2. Gestion efficace des mobilités internes
Un employé promu ou transféré doit voir ses accès mis à jour immédiatement, mais aussi révoqués là où ils ne sont plus nécessaires. Pourtant, dans de nombreuses entreprises, ces modifications ne sont pas systématiquement appliquées, créant des accès fantômes.
Grâce à l’IAM, ces ajustements sont gérés dynamiquement. Lorsqu’un salarié change de poste, son profil IAM est automatiquement mis à jour, modifiant en temps réel ses droits d’accès. Il gagne ainsi du temps et l’entreprise s’assure que son exposition aux risques est réduite.
3. Contrôle des prestataires et sous-traitants
Les entreprises collaborent de plus en plus avec des prestataires externes, qui doivent avoir accès à certaines ressources pour mener à bien leurs missions. Le problème ? Ces accès sont rarement bien encadrés, et il arrive qu’un sous-traitant puisse encore se connecter à des outils internes plusieurs mois après la fin de son contrat.
Un IAM permet d’attribuer aux prestataires des accès temporaires et limités dans le temps, qui sont automatiquement supprimés une fois leur mission terminée.
In practical terms, how do you set up identity management?
L’implémentation d’un outil d'IAM ne se limite pas à la souscription d'une solution SaaS. Elle repose sur une approche méthodique, intégrant processus, technologies et gouvernance. Un IAM bien déployé doit être intuitif, automatisé et sécurisé, tout en s’adaptant aux spécificités de l’entreprise.
Pour réussir cette transition, il est essentiel de suivre quatre étapes fondamentales qui garantissent une gestion efficace des identités et des accès.
1. Construire un référentiel d’utilisateurs
La première étape consiste à établir une base de référence des identités de l’entreprise. Il s’agit de centraliser toutes les informations sur les collaborateurs, les sous-traitants et toute personne ayant accès aux ressources informatiques.
Historiquement, ces données sont éparpillées entre plusieurs systèmes : outils RH, bases internes, fichiers Excel manuels… Une solution IAM doit s’intégrer avec ces sources pour créer un référentiel unique et fiable des utilisateurs.
Les points clés pour un référentiel d’identités réussi :
- Consolidation des données : connexion avec le SIRH (Système d’Information des Ressources Humaines) pour synchroniser les identités en temps réel.
- Gestion des utilisateurs externes : considération des prestataires, sous-traitants et partenaires.
- Uniformisation des identités : suppression des doublons et mise en place d’un identifiant unique pour chaque utilisateur.
- Mise à jour automatique : chaque arrivée, départ ou modification de poste doit être reflétée en temps réel dans le référentiel IAM.
Un référentiel bien structuré évite les comptes fantômes et permet une gestion fluide et sécurisée des accès.
2. Construire un référentiel des applications et des comptes d’accès
L’IAM ne se limite pas aux identités des utilisateurs : il doit également cartographier l’ensemble des ressources auxquelles ces identités peuvent accéder.
Cette phase consiste à recenser toutes les applications et systèmes utilisés dans l’entreprise, en précisant les niveaux d’accès pour chaque utilisateur ou groupe d’utilisateurs.
Comment structurer un référentiel des accès efficace ?
- Inventorier toutes les applications et plateformes : SaaS, outils internes, systèmes on-premise…
- Lister les types de comptes associés : comptes utilisateurs classiques, comptes à privilèges, comptes de service.
- Identifier les permissions et rôles : déterminer les niveaux d’accès nécessaires pour chaque groupe d’utilisateurs.
- Automatiser la mise à jour des accès : chaque ajout d’une nouvelle application doit être intégré dans l’IAM pour éviter le shadow IT (usage de logiciels non supervisés).
Ce référentiel des applications est la pierre angulaire de la gestion des droits d’accès. Il permet d’éviter que des utilisateurs aient des permissions excessives ou inadaptées à leur poste.
3. Réaliser la réconciliation des comptes et automatiser l’attribution des accès
Une fois les référentiels d’identités et d’applications créés, il faut lier chaque utilisateur aux bons accès. C’est ce qu’on appelle la réconciliation des comptes. Le provisionnement automatique des comptes permet d’attribuer, modifier ou supprimer les accès en temps réel en fonction des changements détectés dans les systèmes RH.
Dans de nombreuses entreprises, des écarts existent entre les comptes utilisateurs et les bases RH : certains collaborateurs possèdent encore des accès malgré leur départ, ou bien de nouveaux employés attendent plusieurs jours avant d’obtenir leurs permissions.
La réconciliation permet de :
- Faire correspondre chaque identité à ses comptes IT et éliminer ceux orphelins.
- Automatiser l’attribution des accès en fonction du rôle et des responsabilités de l’utilisateur.
- Mettre en place un provisioning et deprovisioning dynamique, où chaque changement dans le SIRH se reflète immédiatement dans l’IAM.
- Renforcer la traçabilité en assurant que chaque compte et chaque permission ont une justification.
Les entreprises qui automatisent ces tâches avec une solution IAM réduisent considérablement les erreurs humaines et s’assurent que personne ne conserve d’accès inutiles après une mutation ou un départ.
4. Définir une politique d’accès et de contrôle
Une IAM efficace ne se limite pas à la création de comptes : elle doit s’appuyer sur des règles de gestion strictes pour garantir la sécurité des accès.
L’une des approches les plus répandues est le principe du moindre privilège : un utilisateur ne doit avoir accès qu’aux ressources strictement nécessaires à son travail, ni plus ni moins.
Les éléments clés d’une bonne politique IAM :
- Appliquer des permissions dynamiques : les accès doivent évoluer avec le poste et les besoins de l’utilisateur.
- Mettre en place une authentification multi-facteurs (MFA) : pour renforcer la sécurité sur les applications sensibles.
- Adopter le modèle Zero Trust : vérifier systématiquement chaque tentative de connexion et ne jamais considérer un utilisateur comme fiable par défaut.
- Réaliser des audits réguliers des accès : identifier les anomalies et ajuster les droits si nécessaire.
Une gestion des identités efficace ne doit pas être statique : elle doit être vivante, évolutive et ajustée en permanence en fonction des évolutions de l’entreprise.
Les outils et technologies pour gérer l’IAM
Le marché de l’IAM propose différentes solutions, allant des outils sur site aux plateformes SaaS. Le choix dépend du niveau de maturité de l’entreprise et de ses besoins spécifiques.
IAM sur site vs IAM en SaaS
- IAM on-premise : hébergé en interne, adapté aux entreprises avec des infrastructures locales solides.
- IAM SaaS (ex : Youzer) : plus agile, facilite la gestion des identités sur plusieurs environnements SaaS et hybrides, adaptée aux besoins par des montées de version régulières.
Gestion des accès à privilèges (PAM)
Les comptes administrateurs sont des cibles privilégiées des cyberattaquants. Une solution PAM (Privileged Access Management) permet de :
- Limiter l’accès aux comptes à privilèges et le restreindre à des sessions précises.
- Superviser et enregistrer chaque action réalisée par un administrateur.
- Appliquer des validations multi-niveaux pour sécuriser l’accès aux données critiques.
Bonnes pratiques pour un IAM réussi
Mettre en place une solution IAM est un projet de transformation qui doit être accompagné par une gouvernance solide.
Sensibiliser les collaborateurs à la cybersécurité
Une IAM efficace repose aussi sur une bonne adoption par les utilisateurs. Former les collaborateurs aux bonnes pratiques (éviter le partage de comptes, signaler toute anomalie) est essentiel pour réduire les risques internes.
Surveiller et auditer régulièrement les accès
Les entreprises doivent organiser des revues périodiques des permissions, pour s’assurer que chaque utilisateur dispose toujours des droits adaptés à son poste.
Adapter l’IAM aux nouveaux usages
Le travail hybride, l’essor des outils SaaS imposent une IAM agile et évolutive. L’entreprise doit être capable d’intégrer de nouvelles applications rapidement, sans fragiliser la sécurité.

Conclusion
L’Identity and Access Management (IAM) est devenu un pilier essentiel de la cybersécurité et de la gouvernance des accès en entreprise. Face à l’explosion des menaces, des réglementations et des environnements numériques hybrides, une gestion manuelle des identités n’est plus viable. En automatisant l’attribution des droits, en renforçant l’authentification et en assurant un suivi rigoureux, l’IAM améliore à la fois la sécurité, la conformité et l’efficacité opérationnelle. Son adoption n’est plus une option, mais une nécessité stratégique pour toute organisation souhaitant protéger ses données et optimiser ses processus d’accès.